Carnet de route, épisode 10

Enregistré dans : Non classé, L'important c'est l'arthrose � mumu 30 mars 2008 @ 20:58

Bon alors voilà, le carnet de route 2008 est arrivé.

Il est vrai que les vrais premiers déplacements ont été Amiens et St Ouen l’aumône, et que pour ces deux déplacements, il n’y a pas eu de carnet de route mais j’ai des excuses béton. C’est pas compliqué, pour le premier j’avais pas finit mes devoirs et j’ai du m’endormir un peu et pour le second je sais déjà plus trop sauf que ça tenait devant un jury de cours d’ assise donc voilà. Si c’est pas du béton ça franchement …

Alors que là, attention ! Le périple dont je vais vous parler là, c’est pas du trip de tata, c’est du 2600 kilomètres en trois jours, là on prend pas sa dodoche pour aller chercher mémé à la gare au bout de la grand rue, c’est pas du « chérie, je descends chercher du pain j’en ai pour deux minutes », ce dont je vous parle même le d’Aboville il ne l’a pas fait, il a préféré prendre son bateau le petit joueur …. Alors bon, trajet exceptionnel, voiture exceptionnelle et donc on à mis la Radiossa-mobile sur le banc pour l’occasion et nous voilà donc aux commandes d’un 4×4 flambant neuf, boîte automatique, régulateur de vitesse, sièges chauffants, glissants coulissants, manomètres, périscope, contrôle d’assiette, système anti-roulis, compartiment à Ray-ban, sac à vomi en soie fine, bref quasiment une voiture de président, sauf que le passager en l’occurrence n’était autre que Gégé et là plus question de faire illusion et de se la jouer transporteur de mannequin.

Je me retrouve plutôt dans le cas du transporteur de viande de Rungis, non pas que ce petit être tout compact soit dépourvu de charme mais bon, perso il n’entre pas dans mes canons de beauté. Il faut dire que le Gégé ne doit entrer dans aucun canon. La grosse Bertha à la limite et encore, ça doit coincer sous les bras.

           Dodoche1.jpg     Grosse bertha.jpg     Santa fe 2.jpg
Précisons pour les nouveaux lecteurs, et il paraît que nous devons faire face à un raz de marée d’auditeurs depuis fin janvier, je ne vois donc pas pourquoi ce magnifique et incomparable blog ne profiterait pas de cette immense vague populaire.
Et donc tout ça pour dire quoi ?
Pour vous préciser que dans ce blog, le héros des plateaux de la télévision publique est régulièrement et quasi systématiquement ramener à la dure réalité du quotidien de la vie, loin du strass et des paillettes. Certaines scènes risquent ainsi de choquer les plus fans et nous savons que vous êtes de plus en plus nombreux à travers le monde, à aduler notre Jaba radiophonique. Nous avons d’ailleurs découvert un moyen très simple d’en évaluer le nombre. Il est proportionnel à la circonférence de notre animateur national, nous nous rendons ainsi très vite compte de l’évolution spectaculaire du nombre d’auditeurs en observant le développement du périmètre abdal de Gégé, et les chiffres n’ont jamais été aussi rond ……bon, oups pardon !!!

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Il est quand même à noter que lors de son passage à France 4 et France 2, le bon Gégé à du être maquillé par plus de treize peintres de l’équipe de « Pimp my ride » (les plus jeunes et les plus branchés apprécieront) et qu’il aura fallu pas moins de 7 litres et 8 couches de peintures par joue (c’est au tour des amateurs de tunning et de body painting industriel d’apprécier !!) C’est d’ailleurs lors de cette semaine que le prix du fond de teint a failli dépasser le prix du baril de pétrole brut !! (J.R. Ewing et les présentateurs télé sauront apprécier également ces petits détails croustillants !!)

 

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Mais revenons à nos moutons et à ce nouveau périple

Le Gégé a eu pour ce voyage, et devant la honteuse défection de notre camarade La fouine que nous n’accablerons pas, car nous nous faisons un devoir de vous rappeler chers lecteurs, que grâce à lui des dizaines de vie ont pu être sauvés sur les routes de France et de Navarre. Je me dois une nouvelle fois de préciser pour les plus feignants et les Alzheimeriens de passage que la spécificité de La Fouine, est d’être une sorte de Saint Bernard des routes, toujours présent auprès du conducteur en difficulté, près à le secourir en cas de coup de barre et d’assoupissement au volant. Il a ainsi sauvé près d’une dizaines de personnes et sans lui, une certaine appréhension des longues distances se faisait cruellement sentir au sein de l’équipe des pilotes de Radiossa à la nouvelle de son absence. Ca nous a d’ailleurs soulagé de n’avoir a retrouver notre ami La Fouine pendu à une ceinture de sécurité sur l’autoroute !! (cf. le carnet de route de notre voyage en Autriche l’année dernière !!), bref, je disais donc que Gégé eu la brillante idée pour ce week-end d’inviter deux de ses charmants protéges que nous appellerons Franck et Jean-Daniel afin de ne pas révéler la véritable identité de Adil « Jo Wesh Cousin », de Andy «Ouais Gros » et de leur forfait téléphonique. Forfait qui va revêtir son importance et ce tous les soirs de 20 heures à minuit ou nous avons eu la chance de participer et d’être témoin de scènes téléphoniques ainsi qu’à des dialogues des plus enrichissants et des plus étonnants…. Sûrement du à leur jeune age ou au fait que le notre ne fasse qu’inexorablement avancer .
Faut dire que pour l’exemple, lorsqu’ils sont nés j’entamais ma troisième saison de football aux Anges Bleus et que ça, en terme de décalage ça compte, rien que pour la claque que tu prends en pleine gueule parce que tu as l’impression de n’avoir pas commencé depuis si longtemps que ça !!!!!!
Mais bon une fois passé le choc, on s’y fait …à peu près.
Nous voilà donc parti pour une première étape de 700 bornes, tranquillement, un truc qu’on fait « ze finger in the nose », on est plus des lapins de trois semaines, c’est un peu comme s’enquiller 3 ou 4 Big mac, c’est un truc d’enfant, faut pas déconner non plus !!
La fin de la première étape se passe donc easy easy.
Oui j’ai décidé de m’ouvrir au monde, de m’internationaliser, et donc en l’honneur des lecteurs a little bit anglophones ( pour les non anglophones ça ne veut pas forcement dire ce que vous comprenez ….Quoique … ) je simplifie ainsi la compréhension et l’accès à des textes d’un niveau, avouons le assez high (ça peut vouloir dire ce que vous ne comprenez pas là chers lecteurs non anglophones …) il faut savoir évoluer avec son temps paraît il ?!?
Alors si je veux faire jeune et in the wind et que je m’appuis sur ce que j’ai vu il faut que dans mon sac de voyage, l’on puisse trouver au moins 3 gels différents pour les cheveux, le vivifiant-revivifiant aux extraits d’asticots de Madagascar qui permet un meilleur rendu ( ?), le teintant protecteur à la lanoline et aux herbes de Provence qui donne cette couleur soyeuse et naturelle de champ de râteau et la troisième, le gel coiffant décoiffant qui fait comme si mes cheveux sont naturellement en iroquoise avec des petites mèches blondes avec sa texture en bois et ce, dés le matin. Et je vous rappelle que ce périple ne durait que 3 jours !!!  Et aussi qu’il aurait fallu, pour faire jeun’s que j’ai des cheveux à coiffer …et ça…

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Donc fin de la première étape sans accroc, nickel chrome, et donc nous voilà arrivé à l’ hôtel ou deux chambres nous attendais, bah oui faut dire qu’on est pas allemand en mal de chair fraîche ( merci Général et thank you Londres ) et deux quand pépé et mémé voyage c’ est pas pour la gaudriole c’est toujours du sérieux …Non mais !!
Nous voilà parti Pépé et moi dans notre piaule et les petits jeunots dans la leur ….Et là, après une petite séquence remembering c’est la course …. Je me précipite donc pour prendre  une micro douche et après avoir sauté dans mon short je me jette tête la première contre le mur en crépis afin de bien m’assommer et ainsi ne pas avoir à subir les cris ronflatoires du Gégé …. Mais c’était sans compter sur sa persistance, sa persévérance et l’acharnement quasi sadique qu’il met à me sortir de mon auto-coma. Et me voilà, au milieu de la nuit à me demander quel pourrait être la taille d’un insecte si il bourdonnait de la sorte. La réponse n’a pas été très longue à trouver… J’avais un remake de la mouche à côte de moi ou plutôt du bourdon ….Et je peux vous assurer qu’un bourdon d’un mètre cube dans le noir et dans une chambre de 4 mètres sur deux, c’est pas très rassurant !!

Mais bref, les heures passent et nous voilà déjà le matin, je sors de la chambre, penaud, les yeux qui collent encore et la tête dans le cul ( Oui je fais du yoga depuis peu …) afin de prendre un bon petit déjeuner revigorant lorsque je croise dans le couloir une espèce de quinquagénaire de 13 kilos avec la tête de Derrick se prenant pour un mélange de John Rambo et de Clint Eastwood, qui me dévisage et qui se met subrepticement (c’est comme je vous le dis) à marcher devant moi comme si il avait deux douzaines d’oursins sous les bras, qui par conséquent a du mal à passer les portes de face, et qui se sent obligé de descendre l’ escalier par 3 marches, au risque de se péter ses toutes nouvelles prothèses de hanches, mais bon , je me contente de le regarder partir dans la salle à manger commune, recommencer son sketch devant les autres convives ! Un bien curieux spectacle matinal …

 

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Mais je me méfie quand même, des fois que Derrick me sorte un .357 Magnum de son café au lait ou qu’il confectionne une grenade avec son morceau de pain et sa confiture !! Je me demande d’ailleurs ce qui est passé la veille sur TF1 pour que cette redéfinition de la ménagère de plus de 50 ans soit aussi énervée dés le matin ? Je vais leur écrire pour leur dire de se calmer sur la grille des programmes de grande écoute, ça en énerve trop certains !!
Et c’est sur ces considérations un  brin géronto-bouygophobes que débarquent nos deux jeunes acolytes, qui n’ont eux apparemment pas regarder la même chose la veille au soir et c’est tant mieux …. Et c’est alors qu’un léger sentiment de malaise me parcours lorsqu’ Andy pour ne pas le citer nous demande à Jaba et à moi si on a pas de peigne dans nos affaires pour qu’il puisse finir de se coiffer ….
Il est peut être temps de vous préciser que nous avons à nous deux autant de cheveux que Lorie à l’air d’avoir de neurones c’est à dire pas des masses. A brûle pourpoint comme ça je dirais juste un de plus que le cheval, juste celui qui l’empêche de faire pendant qu’ elle marche pour être un peu plus précis  ….. Et voilà donc notre jeune pot de gel ambulant empruntant un couteau pour finir sa coupe de cheveux. Ca aussi c’est assez déstabilisent dés le matin ….
C’est ensuite le départ pour Barcelone, ville magique et magnifique si il en est et qui de plus possède une sorte de Graal pour nous les « vieux ». Nous nous dirigeons donc fébrilement place de Catalogne et devant nos yeux ébahis et humide du plaisir d’atteindre un but depuis longtemps en suspend, c’est là qu’Il apparaît enfin : le Burger King, lieu de pèlerinage, et de dévotion et d’abandon obligatoire en cas de sortie de notre bel hexagone

….

        thumbnailCA6ZEAEA.jpg       thumbnailCAPTRO7T.jpg      thumbnailCA9MQK44.jpg 
C’est ainsi qu’après deux double whooper, un King size XXL et un bon sandwich au poulet dont j’ai oublié le nom mais pas le goût, nous avons pu partir vaquer à nos occupations sereinement et sans peur d’une quelconque fringale pour les deux jours à venir !!
Et après avoir laissé nos jeunes gominés faire leur expérience linguistique propre et aller taquiner la belle et fougueuse catalane sur les Ramblas, nous partîmes donc rejoindre Joachim et ses Pionniers ainsi que les Blacks Panthers et nos inénarrables Sanquer et sans reproches  mais pour ça il vous suffira d’écouter la rediff’ pour savoir ce qu’il s’est exactement passé !!

Nous voilà donc, le match fini, reparti pour notre seconde étape du week-end après avoir récupéré nos deux jeunes coqs qui nous firent d’ailleurs une belle leçon d’espagnol sur le thème du « no puede hablar pendant des heures con tigo because esta tardes soy encore dans la voiture, so puede suçar me la pinata dans les toilettas por favor ? » Et oui, il est à noter que le jeune est poli et courtois et qu’il finit ses questions par un s’il vous plait

…. Notion qui se perd de plus en plus de nos jours ….Et qui plus est dans la langue de Cervantès ! (Je vois venir certains lubriques que j’arrêteraient aussitôt car non, je n’ entrerais pas sur ce terrain là, il s’agissait d’une image pour appuyer le fait qu’ils aient fait l’effort de parler la langue locale et non une illustration du propos sus-nommé ….Et non ça ne veut pas dire ….et merde !!) Cette seconde étape, Nice située à 650 kilomètres de Barcelone, après une journée de route une nuit courte et une retransmission, commençait à se faire sentir mais bon,  nous étions motivés par le fait que la journée fut splendide tant sur le plan culinaire que sur le plan sportif donc bon ….A cœur vaillant rien d’impossible, sauf que la route est longue quand même ….

Nous étions depuis peu sur la route à nous réécouter, et oui c’est ça aussi le secret des vrais amateurs, le feedback, le débriefing pour certains et pour d’autres ça s’appelle de la branlette mais bon, ça fait toujours plaisir de temps à autre une petite séance de débriefing pour savoir si ça a été bon ..( Ne recommençons pas ….)
Cette séance fut néanmoins entrecoupée de petits épisodes odoriférants de nos compagnons de siège arrière. Ce qui me fait penser à deux choses.
La première, c’est qu’ils n’avaient certainement et apparemment aucunement conscience de la chance d’avoir mangé dans un Burger King, parce que pour la petite histoire, on ne pète pas après un Burger King et là je n’invente rien, c’est écrit noir sur blanc, il vous suffira de vous penchez sur « la charte du vieux qui pèlerine », ( Article P- 567 b Alinéa 8, ça c’est une petite dédicace pour nos amis juristes, qui semble t-il nous écoutent régulièrement, liront ils peut être ce passage également ? Qui sait ….) on peut y lire, en substance (ça c’est drôle !!) : « …Après un BK, on garde tout le plus longtemps possible pour profiter de la chance qu’on a eu d’y avoir été… » …C’est une pratique dérivée du taoïsme si je ne m’abuse (un petit bonjour à Super en passant), et oui, et il semblerait que les passagers l’aient bien oubliée cette règle !! A vue de nez en tout cas ça sentait l’insolence, et pas qu’un peu !! Mais la vengeance est un plat qui se mange froid ….

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La seconde chose, du coup, je l’ai oublié !! Mais bon dès que ça revient promis je vous le dis …
Après cette petite remise au point sur le sens et le code de l’éthique, aucun autre incident ne fut à déplorer de cet ordre là ….
Nous arrivâmes sur Nice aux alentours des 3 ou 4 heures du matin et après avoir regagné nos quartiers respectifs, me revoilà aux prises avec les mêmes démons que la veille c’est à dire échapper coûte que coûte et le plus rapidement possible à la parfaite imitation de machine horticole de la part de mon camarade de route.
Je me dirigeais donc vers le lit superposé et effectuais une sorte de danse tribale dans les draps dans un premier temps afin de me couvrir et ensuite pour essayer une des fameuse prise La fouinesque d’étranglement. Ca a du donner un truc du genre de Dany Boon quand il essaie de se sortir de son K-way mais avec un drap !!
Je n’étais pas encore au point mais bon, il me restait le plafond pour me plonger dans un sommeil rempli d’étoiles et de moissonneuses batteuses ….J’ai aussi du rêver de Nicéphore Niepce et de son prototype d’automobile qui devait faire au moins autant bruit que celui qui me berçait un mètre plus bas…
Le matin ne fut pas plus brillant à ce détail près qu ‘aucun clone de Chuck Norris ou de Steven Seagal ne se baladait dans les couloirs, c’est toujours ça de pris.
Vu l’heure, il n’était plus question de petit dej’ traditionnel, c’est donc dans un Quick que nous échouèrent…Et la morale de cette histoire qui n’est d’ailleurs pas finit c’est que se taper 15 hamburgers en l’espace de si peu de temps c’est pas top ….. Notre week-end ressemblait de plus en plus à un remake de Oversize me !!
Nous partîmes ensuite chez les Dauphins dans l’antre de J.R. Donivar, l’homme au stetson. Un remake de Tom Landry et de J.R. Ewing, avec en plus la verve du sudiste, l’air un brin bourru et la gentillesse un peu enfouie mais toujours prête à être dégainée à la moindre occasion.
Bref, nous fûmes accueillis comme des rois, un peu comme d’hab’ j’ai envie de dire. Je vais en profiter d’ailleurs pour remercier de façon très anonyme mais néanmoins très sincère les efforts, la disponibilité et la gentillesse de nos hôtes, que ce soit sur les terrains de France mais aussi ceux d’Espagne. Un bien petit paragraphe pour saluer beaucoup de monde, de cet incroyable gardien de stade d’Elancourt, à Mireille du côté de Clermont,   à mes Sanquer à moi (ah oui, eux je me les approprie tellement ils sont biens …) et aux autres, à tous les autres, ça fait larmoyant je sais on se croirait aux Césars mais bon, je vous devais au moins ça quand même, un petit paragraphe dégoulinant de bonnes intentions et de remerciements à la pelle …Et puis d’abord on a que ce qu’on mérite alors ne me faite pas chier non mais ….

 Voilà pour ce qui est du match proprement dit, vous connaissez la rengaine, vous cliquerez ça vous épargnera un peu de lecture et de suer des yeux … La fin du match fut un brin poussive, avec la fatigue s’accumulant, il est même à noter que nous nous sommes abstenus de nous rendre au Kfc niçois, si c’est possible, afin de reprendre la route plus tôt parce que là, les yeux piquaient et collaient aussi déjà un peu, il était donc un brin plus raisonnable de reprendre la route et de rejoindre Paris dans les plus brefs délais ….Et les pus brefs délais ce fut une nouvelle petite escapade de 8 heures et quelques et/ou 900 kilomètres au choix ….

 

                                                       bonne nuit1.jpg
Bon, vous dire ce qu’il s’est passé lors du retour je ne sais même plus, j’étais entre le coma et la conduite donc vous vous débrouillerez avec ça ….

Voilà et si des bribes de quoi que ce soit me reviennent, je vous en ferais part…..Peut être
 

Courrier des lecteurs 4

Enregistré dans : L'important c'est la pause � mumu 6 octobre 2007 @ 18:00

Depuis bientôt 1 an que je suis l’émission, je suis de plus en plus intrigué par un fait récurrent. J’entends régulièrement parler des salades que tu manges pendant les émissions. Est ce vrai ? Ai je bien compris ? Qu’en est il vraiment ? Merci pour ta réponse.
B.B. Apprenti running

Vous n’êtes pas sans savoir que mes premiers amours étaient aquatiques. Je ne vais pas m’étaler impudiquement ici devant vos yeux hagards mais vous rappelez simplement que Muriel Hermine c’est 12 titres de championne de France, 4 de championne d’Europe, une médaille de bronze en solo aux championnat du monde de Madrid, une 7eme place aux J.O de Los Angeles et une 4eme place à ceux de Séoul. 
Mais vous devez également savoir que depuis quelque temps, chers auditeurs assidus qu’avec le temps donc, le corps change. J’ai donc du pour des raisons physiologiques assez importantes recourir à certains subterfuges afin de garder une ligne de flottaison à peu près digne. Il faut savoir s’arranger avec la nature quand celle-ci devient capricieuse. Et capricieuse elle l’est devenue …Cette même ligne de flottaison qui devenait de plus en plus aléatoire et proche de celle du Rainbow Warrior plus que d’un quelconque objet flottant.

              Belle épave.jpg   Alors.jpg   oh !!!!!!1.jpg

C’est d’ailleurs dans ce but qu’intervient la salade et son rôle salvateur pour le coup de pied à la lune, ou je ne sais pas comment j’aurais pu faire ça avec ma jambe sans ressembler à un poisson mort ( remarquez, le poisson mort flotte !!!!!!), La Tour Eiffel Promenade qui
s’apparente plus à un sabordage en rade toulonnaise qu’à un gracieux mouvement ou le corps est censé faire de jolies petites circonvolutions discrètes. Que dire alors de la Catalina renversée, de l’hélicoptère, de la béluga ou de la gavotte ouverte à 180° qui ne sont pas fait pour imiter une sorte de Guernica aquatique mais plutôt l’aisance et la grâce des corps souples et filiformes des sirènes des temps jadis.

Et c’est donc dans cette optique, et après maintes interrogations sur les moyens à mettre en œuvre afin de reconquérir l’élégance et la volupté qui me caractérisent si bien que l’idée m’est venu d’employer ce que l’on pourrait définir comme du dopage bio en visionnant tout à fait anodinement un documentaire animalier de la plus haute chiantise. Et c’est là que la solution m’est apparue sous la forme quasi vaticane d’un halo de fumée. 

La solution je l’avais sous les yeux, j’étais pour ainsi dire assis dessus et la voilà révélée au grand jour, au grand dam de mes voisins les plus proches certes, mais bon, dans la vie il faut savoir faire quelques sacrifices.

Méthane : hydrocarbure de la famille des alcanes. Cette molécule possède 1 atome de carbone (c) et 4 atomes d’hydrogène (h). C’est un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le dioxyde de carbone.

                                             Ca gaz pour moi.jpg

Fini les problèmes de flottaison, à moi les hélicoptères endiablés et les ballets aquatiques de haute volée. La seule contrainte étant l’ingestion de suffisamment de matière organique pour produire le gaz me permettant de nouveau de quitter les fonds de classements et de bassins et de remonter aux premières places grâce à cette petite entourloupe pour le moins fumante. D’ou mon enthousiasme à la vue d’une bonne salade de 3 kilos par jour.
Quant à la recette, permettez moi de la garder secrète, je vous ai déjà donné la voie, vous ne voudriez tout de même pas qu’en plus je vous la prépare non ?

                                            La vache !.jpg

 

 

 

Petit test anonyme et gratuit

Enregistré dans : Non classé � mumu 19 septembre 2007 @ 23:04

Le sens émotionnel des mots

Notre cerveau est capable d’accéder inconsciemment au sens émotionnel des mots, sans avoir besoin de lire les lettres qui les composent. C’est ce que vient de démontrer une équipe de l’institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, grâce à 3 patients ayant reçu des implants d’électrodes pour traiter une épilepsie réfractaire. L’expérience a consisté à leur présenter de façon subliminale des mots caches dans des séries de lettres, impossible de lire ces mots. Or le cerveau réagissait malgré tout, selon leur sens émotionnel : ainsi, des termes comme « tigre » ou « poison » plutôt inquiétants, n’activent pas le cerveau de la même façon que « cousin » ou « sonate ». Des travaux qui viennent enrichir la compréhension des processus inconscients à l’œuvre dans notre cerveau.

Proceedings of the national academy of science, 17 mai 2005.

                                                   The brain.jpg

 

Nous allons, suivant le même modèle, tenter d’établir la sensibilité émotionnel qui se rapproche le plus de la votre. Pour ce faire, il suffit de procéder à un petit test que je vais me faire une joie de vous soumettre.

Lorsque vous entendez la phrase suivante :

« Putain , mais c’est quoi cette odeur ??? T’as encore …. ?!? Qu’est ce que ça …. »

Comment la complèteriez vous ?

A) T’as encore pété ?!? Qu’est ce que ça pue merde

B) T’as encore fait ce plat délicieux, que j’aime tant à base d’olives et de choux de Bruxelles aromatisés ?!?Q’est ce que ça me fait plaisir que tu m’ais fait ce plat …Ah la la la je te jure ah la la si tu savais ah la la la ….

C) T’as encore oublié de te laver toi et tes fringues après la match ou quoi ? Qu’est ce que ça te coûte de faire une machine merde …..tu fouettes et c’est pas beau !!

D) Ah non c’est la 3eme à droite, je vous en prie …

 
Si vous avez un maximum de A:
Vous êtes plutôt du genre terrien, hyper réaliste, à tendance rationnelle, le bucolique n’est pas forcément votre atout premier et vous ne cherchez pas forcément à détecter toutes les fragrances dans ce genre d’exercice. Vous seriez même plutôt du genre à ouvrir la ou les fenêtres. D’un autre coté, faut pas non plus exagérer, quand ça pue, ça pue !!

Si vous avez un maximum de B:
Vous seriez plutôt du genre émotif et très reconnaissant tendance un peu faux-cul faut quand même se l’avouer !! Vous avez une très forte attirance pour la gastronomie même si mélanger des olives et des choux de Bruxelles, n’est pas forcément un choix des plus judicieux. Surtout si vous avez ensuite à prendre la route et que vous n’êtes pas seul(e). Vous aurez sans doute la joie  de revivre pleinement les effluves cocasses du repas de la veille.
Si vous avez un maximum de C:
Vous lisez sûrement Us Foot et l’Equipe, vous êtes assimilé un sportif type de la nouvelle génération  tendance hygiéniste et BOSS (Brigade Of Supreme Style). Vous devez  porter le lycra et le under armour et vouez un culte pour les terrains en synthétique parce que c’est beau et que ça salit pas ….Mais savez vous seulement qu’une bonne odeur de bouquetin à son petit effet sur un terrain de foot, ça repousse les runnings, quand ceux arrivent jusqu’à vous bien sur !!!
 
Si vous avez un maximum de D:
Vous êtes dyslexique, mongolien ou Alzheimer  ou les trois. Et dans ce cas là faites vous re-expliquer le test …Merci
 

Courrier des lecteurs 3

Enregistré dans : Non classé � mumu 27 juillet 2007 @ 19:38

Prédestination

C’est partant d’un constat assez incroyable au sortir d’une lecture estivale pour le moins étonnante qu’une question essentielle et fondamentale traitant d’un sujet ô combien épineux et maintes fois traité par les plus éminents spécialistes dont je brûle de vous faire part de ma version.

                                   Zébulon.jpg
Surgit, tel un Zébulon de son tiroir ou de sa boite, le sujet n’a fait qu’avancer sournoisement dans les méandres de mon esprit déjà bien chargé en questions existentielles et autres théories philosophiques à deux balles en attente de traitement et de fin plausible, ce qui n’est pas la moindre des choses…Si vous avez un philosophe de haut rang, patient pédagogue et qui n’a pas de tendance suicidaire après la 23eme explication, faites moi signe, ça m’intéresse grandement.

                 Sigmund heureux.jpg               Bonne fenertre à prendre ça.jpg
Je dis de haut rang parce que des philosophes amateurs j‘en ai déjà épinglé une bonne vingtaine à mon veston, un peu à la Papy Boyington avec ses Zéros,  non pas que je les mouche mais en général, ils bugguent et se fatiguent beaucoup plus vite que moi, ce qui se solde en général par des auto-projections par les fenêtres les plus proches, et parfois les murs pour les plus motivés où les endroits sans fenêtres, ou alors ils se noient dans l’alcool et les drogues ce qui n’est d’ailleurs pas forcément incompatible avec la première des solutions. Tout étant question de sens donc de méthode et de motivation…

Et en ce qui concerne la motivation, vous pouvez me faire confiance…

Mais une fois encore je m’égare dans des considérations secondaires et j’en oublierais presque le sujet principal et toujours aussi brûlant du jour, donc, oui ne bougez pas et revenez donc bandes d’ingrats et d’impatients ça va commencer.

« (…)je n’arrête pas de penser au libre arbitre et à la prédestination (…) Voici ce que je voudrais réellement savoir : Est ce que tout est déterminé ? Est ce que quelqu’un (ou quelque chose) a décidé au préalable(…)au quel cas nous ne faisons qu’accomplir cette décision ? sommes nous maîtres de notre propre destin ?»
Geoff  Nicholson, « Comment j’ai raté mes vacances », Robert Laffont

Et oui, et là on fait moins les malins…C’est à dire que si on y réfléchit et qu’on s’y penche un peu deux secondes, il y a vraiment de quoi se poser des questions.
Non mais franchement, vous avez lu les carnets de route et le courrier des lecteurs ? Vous imaginez un peu la scène.
Alors, je vous le fais en version abrégée, un gars ou une fille d’abord ou encore un truc, une chose qui se dit tiens pendant le trajet qui va à Thonon, je vais faire que la Mumu elle va enfumer le Gégé et partir dans un vieux fou rire.
Remarque l’avantage c’est que tu te dis que oui on a bien été faits à l’image de Dieu, qui n’en loupe pas une, et ça et bah il n’empêche que ça peut aider à croire en Lui ou en Elle. Ou alors tu te dis qu’Il n’a quand même que ça à foutre de me faire vomir le Gégé à coup de flatulences, aussi exceptionnelles soient elles.
En y réfléchissant un peu faut bien qu’Il ou Elle décompresse aussi, et si on peut servir à ça, c’est un moindre mal.
Moi vous avez dés que je peux rendre service ….

 

     Prieur.jpg  CA0P29JC2.jpg    Prieuse.jpg

D’un autre coté, quand je vois la cohorte de grenouilles de bénitier qui se fait chier les dimanches et souvent les autres jours de la semaine pour être plus près que les autres du Seigneur et qu’Il nous utilise pour Se fendre la gueule, ça laisse songeur et quelque peu perplexe mais perso, moi ça me va !!
Et quand on pousse le raisonnement un peu plus loin encore, faut quand même être vicieux pour donner envie à quelqu’un de bouffer du chou et de la caillette sur une aire d’autoroute juste pour le plaisir de faire étouffer les autres ….
Moi si c’est ça, je deviens un vrai fanatique, un Fondamentaliste de la caillette, un Loubavitch des aires d’autoroute, je vous le dis, je m’interdis toute autre nourriture que le chou et la caillette juste pour Le ou La faire marrer, mais qui décide de ça en fait et en fin de compte ? Moi ou Lui ?
Il s’en sort bien quand même, Dieu est Un et Indivisible, et ça c’est pas moi qui le dit ce sont les Ecritures. Et ça c’est pas moi qui ai fait la dictée c’est Lui ou Elle. Ok,
Donc en gros ça Le rend responsable de tout et à 100% . Ni plus ni moins ; mais vu que si Il ou Elle n’a pas envie de se pointer (ce qu’Il ou Elle fait d’ailleurs rarement avouons le)et qu’Il ou Elle préfère se fendre la poire à des missions odoriférantes, certes je veux bien mais savoir que je ne suis pas l’auteur de ce que j’écris mais seulement l’outil là moi ça me dépasse et ça me révolte, donc mon cher Dieu sache que d’être Ton stylo ou Ton nègre c’est pas que ça me chiffonne mais tout même…

Alors dés que tu voudras me rendre la main fais moi signe, parce que moi en attendant j’arrête…

A bon entendeur

Courrier des lecteurs 2

Enregistré dans : Non classé � mumu 21 juillet 2007 @ 19:31

Je viens de recevoir la lettre tout à fait sympathique d’un fan enthousiaste, on peut le dire, vous allez voir la suite, moi je n’invente rien, c’est malheureusement la triste vérité, qui, je cite « me trouve tout à fait craquante sur la photo des chroniqueurs » et qui, je re-cite, « souhaite me rencontrer afin de pouvoir faire connaissance en m’invitant à dîner »

Cher fan,

Comment te dire….

En tout état de cause la démarche et l’intention sont tout à fait charmantes je tenais tout d’abord à le signaler et l’effort vaut d’être noté. Le seul soucis, et là pas de fioriture, allons droit au but, étant que si tu te bases sur la seule photo de présentation, le choc risque d’être rude et j’ai peur que tu ne te relèves pas immédiatement de la surprise d’une rencontre sans une légère explication et /ou d’une préparation au cas ou ta persévérance serait plus forte que ta compréhension.
« Le temps est assassin et emporte avec lui le rire des enfants » a dit un jour un chanteur à texte et à perfecto, je pourrais rajouter qu’il devrait également atomiser tes rêves de blondeur et de volupté à moins que tu n’aies l’imagination excessivement féconde et la vue basse …Très basse.

                              femme à barbe.jpg   le matin !!.jpg
Le temps a fait son œuvre, voire même un peu plus. Si tu regardes ma photo et celle de la présentation des chroniqueurs, tu te rendras compte, peut être, que le temps n’est pourtant pas le seul élément imputable à un changement notoire.
C’est un peu comme si Muriel Hermine s’était uniquement approvisionnée ces quinze dernières années en légumes de chez Mosanto tout en faisant des piges dans le labo du professeur …, oui c’est bien celui qui devient tout vert quand on lui marche sur les pieds !! Je pense qu’en terme de transformation le parallèle est plausible.

                                             ah le cuir.jpg
De plus, excusez moi mesdames, mais je vais entrer dans des considérations un peu plus
techniques en vous signalant de façon très pragmatique, selon la fameuse méthode empiriste de ce cher Auguste Comte, que même pour un hermaphrodite de bonne composition, un clito de 12, ça ne laisse que peu de place au doute.

                                                       Un sac ...viiiiiiiiiiiite.jpg
Hormis bien entendu dans les centres de préparation des nageuses est allemandes où là, la norme est à l’énorme ainsi que dans les salles de body building où la femme ne ressemble plus qu’à un ersatz de ce qu’elle est sensée représenter c’est à dire tout ce qui est lié au charnel, au sensuel, à la coquetterie, ou la grâce tutoie la finesse et incite à la discussion autant qu’à la reproduction systématique et acharnée plus qu’à la fuite devant ces monstres bovins, difformes et asexués sortis des salles de gym suant leurs complexes et leurs stéroïdes, et où la féminité se résume au port du maillot de bain. Mais je vous rappelle tout de même que nous parlions ici de chroniqueur élevé au bon grain.
En ce qui concerne l’élevage industriel et la production de masse(s) veuillez contacter les étables NCAA ou la pharmacie NFL. Oui, Philippe, je sais, ceci n’est que pure fantaisie littéraire et tout ces athlètes sont des modèles d’équilibre et de pureté qui ne doivent leurs performances qu’au travail acharné et à l’entraînement. Je ne vais d’ailleurs pas faire mon rabat joie et nier que c’est en grande partie vrai. C’est d’ailleurs pour cela que je ne citerai pas ici les noms de Ricky Williams, Bill Romanowski, Dexter Manley et consorts qui ne sont que brebis galeuses et égarées dans ce monde fantastique et féerique fait d’innocence et d’altruisme et dont ces rustres jouèrent honteusement sur la naïveté et la bonne foi des gentils managers et des charmants propriétaires de club !! Les salauds !!!! Non mais vraiment je vous jure y’a des fois on se demande ce qui leur passe par la tête à ces joueurs…Aucune reconnaissance, c’est dingue !!

                             Blanc de poulet et riz.jpg         Beauté et élégance.jpg

Mais revenons à notre affaire d’OGMisation flagrante et reprenons. J’en étais donc à t’expliquer, fervent lecteur, que la vérité est parfois trompeuse et la réalité bien sombre face aux rêves et aux souvenirs.
Le fait est que la blonde-attitude à laisser place à la bide attitude et que la blondeur s’est quelque peu parsemée, nouvel exemple assez extraordinaire d’euphémisme à étudier dans les écoles, surtout lorsque l’on connaît l’avant et l’après de la mutation.
Et pour en revenir à ton invitation à dîner, cher lecteur, je te rappellerais que si les choses n’ont pas forcément évoluer très favorablement physiquement, je vais plus exactement parler d’une redéfinition partielle des canons de beauté, parce que finalement c’est bien de moi qu’il s’agit et que je ne suis pas non plus un adepte de l’auto flagellation
En revanche du coté stomacale j’ai fait de grands progrès et je pense même que tu en serais assez étonné (second exemple d’euphémisme !…).
Donc pour résumer, car je ne voudrais pas m’étendre davantage sur le sujet, et non, je ne suis pas non plus une fille facile, cher et charmant fan, ce n’est pas que je ne veux pas mais quand même. Je vais donc t’aider à garder un peu d’innocence et d’espoir dans le genre humain en te conseillant de rester sur tes souvenirs…
Le mieux que je puisse faire c’est te donner rendez-vous en septembre pour la nouvelle saison …

Courrier des lecteurs

Enregistré dans : L'important c'est l'arthrose � mumu 3 juillet 2007 @ 10:02

C’est une rubrique que nous avions déjà tentées de faire mais qui n’a jamais trop percée, et quand je dis jamais trop, il s’agit là d’un fort bel exemple de léger euphémisme (et de 2 !). C’est sans doute à cause de la timidité maladive des auditeurs, époustouflés par la grâce infinie de nos pirouettes et de nos interventions radiophoniques d’une rare technicité et d’une perspicacité qui dépassent souvent l’entendement.

                                        Courier des lecteurs.jpg      ma machine.jpg
Je te comprends donc, Ö toi auditeur tremblant de joie et de fébrilité qui t’emmène parfois jusqu’à la crise de Parkinsonnite aiguë à la simple intonation de nos voix suaves et chaudes, mais revenons à nos moutons puisque c’est précisément de cela en fait qu’il s’agit ….

 Je reçois donc un courriel d’une originalité telle, que cela  me laisse inexorablement penser que l’auteur a du passer avec brio par l’Ecole Centrale de la Créativité de la FAFAFamille. Mais ne dénigrons pas, là n’est pas la question, ni le propos. Quoique … Mais bref. Donc oui, dans ce courriel, il est mentionné que je suis extraordinaire, fantastique, unique et que faut vraiment que je continue comme ça, je vous fais ici un résumé tout ce qu’il y a de plus objectif de ce qu’a écrit ce courageux auditeur qui a su bravé sa timidité mais pas ses longueurs syntaxiques ni ses lourdeurs de style pour nous et par conséquent vous faire part, ,  de son  affectueuse remontrance à notre égard. Il paraîtrait donc, que lors d’une émission nous nous soyons aventurés à « émettre un certain nombre de lieux communs assez navrant » et que « le fait de savoir que les oiseaux chantent et que les lapins pinent ne fait pas beaucoup avancé le débat »…  

J’aurais tendance à dire certes oui, mais savais-tu au moins que l’abeille bourdonne et parfois vrombit, que l’aigle glatit et trompette, que l’albatros piaule, que l’alouette grisolle, tirelie, tire lire et turlutte (si, si c’est pas une invention de ma part …),  que l’âne brait, que la baleine chante (et oui, un peu comme moi, oui je chante comme une baleine …), le baudet brait aussi comme l’âne et à la limite c’est normal ce sont un peu les mêmes, la bécasse coucouanne, croule ou croûte ( ça donne super envie de l’entendre non et pas que quand il se gaufre ! D’ou la fameuse expression « je me suis croûté comme une bécasse » de Ségolène Royal, 6 mai 2007 )la bécassine croule (un peu comme ma cousine …) la belette belote, le bélier blatère ( et moi je déblatère je sais !!) …
La biche brame, rait ou rée (et pas que de mon cul, c’est aussi une jolie note et même une île), le bœuf beugle, meugle ou mugit et moi je jubile à l’idée que tu n’en peux plus de te prendre la tête cher lecteur.
Le bouc chevrote ou il béguète ( mais le plus souvent il pue …) le buffle beugle, mugit et souffle mais plus que le bœuf parce que c’est comme ça …
La buse fait un peu comme moi elle abuse, ça c’est drôle non ? Non , bon mais en tout cas elle miaule, piaule ou piaute marrant ça …

                                      bouc.jpg     imagesCA7KJWAH1.jpg
La caille cacabe, carcaille, courcaille, margaude, margotte ou pituite ça dépend de l’heure en fait !!! Le canard lui cancane, caquette ou nasille tranquillement, fallait le savoir, le cerf brame, ça je l’avais dit mais savais tu qu’il rait, râle ou rée comme la biche ?
Le chacal aboie, il jappe et il piaule comme la buse ce qui est  un peu curieux. Alors que le chameau blatère, un peu comme le bélier, mais je ne suis pas sur que si tu mets un chameau et un bélier face à face alors qu’ils blatèrent tous les deux, ils se comprennent mais bon, à l’occasion nous essaierons pour voir. Je vous ferais part des résultats dans un communiqué ultérieur, d’avance merci….
Le chat feule, il miaule et il ronronne ça dépend aussi de l’heure … Autre expérience fort concluante celle là, si tu caresses un chat avec ta main il a plutôt tendance à miauler alors que si tu reproduis la même expérience avec  le pied dans des chaussures de ski, il feule. Etonnant non ? Dirait le bon Monsieur Cyclopède….
Le chat-huant chuinte, il hue et (h)ulule avec ou sans H, ça dépend en fait si il a de l’argent ou pas … C’est un peu le même principe que le “pas de bras pas de chocolat” tu vois le genre ? ou pas ….
La chauve souris grince, même quand tu ne la coinces pas ce qui est plutôt pratique et en plus ça fait beaucoup moins mal, surtout à la chauve-souris …
Le cheval hennit, la chèvre chevrote et béguète, le chevreuil brame, râle et rée comme la biche et le cerf, quel famille , c’est fou ça non, t’imagines un peu les réunions familiales ?
Le chien aboie, il clabaude et clatit. Le savais tu ça franchement entre nous très cher lecteur ? Parce que moi là, je savais pas qu’il pouvait faire tout ça ….Je savais qu’il aboyait, qu’il mangeait, qu’il buvait, qu’il chiait et qu’il mordait mais qu’il clatit alors ça ….Je sais même pas à quoi ça ressemble un chien qui clatit ….Il doit être super mal en point le pauvre, “oh regarde ton chien, il clatit !!” ….. 

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La cigale chante, conte, craquette, criquete et stridule et oui….bon quand tu auras finit tu apprendras que la cigogne claquette même quand elle n’a pas froid, elle craque et craquette, et glottore, glottore …..le gars qui m’a inventé ce verbe, j’aimerais bien le rencontrer pour qu’il m’explique à quoi il pensait à ce moment là  ……
Le cochon couine, grogne et grouine alors que la colombe gémit , elle a de quoi, tu es  symbole de paix et ça ne marche pas une miette, tu m’étonnes qu’elle gémit la pauvre ….et elle roucoule, mais ça c’est quand ça va un peu mieux ….

                                Un cochon avant.jpg      un cochon...apres.jpg
Le coq, quant à lui chante, souvent très tôt, trop tôt, toujours trop tôt surtout quand il te réveille ce con ….il coqueline et coquerique alors que le coq de bruyère dodeldire, et là moi je reste sans voix alors là …tu mets un coq dans de la bruyère et tout à coup il chante plus il dodeldit, incroyable …..alors que tu l’enlèves et hop il se remet à chanter, réessaye…
Regarde bien et admire : bruyère hop il dodeldit, pas bruyère il chante, bruyère il dodeldit, pas bruyère il chante …..complètement dingue comme situation…..non ?
C’est aussi ça l’empirisme à la Radiossa, pas avare de démonstration aussi incroyable que nécessaire voire même indispensable à la compréhension du plus grand nombre.
Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos corbeaux qui coraillent, et pas que sur les barrières, il craillent, croaillent, croassent et graillent….

Voilà, cher lecteur. Et sache que j’aurais pu t’en mettre encore des caisses. Alors à partir de dorénavant comme le disait si bien un chanteur à perfecto, prend garde, un lieu commun peut en cacher 56 autres.
Et pour finir sur une note optimiste sache donc que derrière la personne qui te sort une phrase aussi banale et insipide se cache quelqu’un qui n’ai pas joué aux Météores et qui par conséquent, pourrait te surprendre.

A bon entendeur
 

Carnet de route, épisode 9

Enregistré dans : L'important c'est l'arthrose � mumu 21 juin 2007 @ 17:50

Les déplacements s’enchaînent au pays des vieux, mais ne se ressemblent pas. Nous partions cette fois-ci de nouveau en terre inconnue. Notre nouvelle destination : La Haute Savoie et plus exactement Thonon les Bains, fief des Blacks Panthers.
L’équipe pour ce déplacement était une fausse nouvelle équipe, en ce sens que si le troisième larron  avait déjà commenté avec nous, il s’était  honteusement et lâchement désolidarisé lors du voyage pour Aix en Provence, et oui, je sais maintenant que vous l’avez tous reconnu, notre pro, notre fesse notre Lionel, notre professionnel (oui je sais ça va !!) Iron Neck. 
Il est arrivé en nous expliquant qu’étant sur le point d’être de nouveau papa (félicitations !!)  sa dernière chance avant un bon moment de pouvoir faire le voyage avec le noyau dur de Radiossa c’était celui là.
J’avais l’impression d’emmener un pèlerin à St Jacques de Compostelle. C’est alors que ma barbe a poussé, des sandales et une peau de bête ont remplacé mes affaires de pauvre pêcheur, une quinzaine de chapelets sont apparus sur mon torse tel un Mister T de bénitier, et une canne de pèlerin a remplacé le volant de la parpaing mobile, je devenais guide et initiateur, c’est en commençant à entonner un cantique  que je me suis dit que bon, il était temps d’arrêter le LSD, la colle, la coke, le crack, les extas, le cannabis, l’alcool et que regarder la route serait peut être une bonne chose.

                          images2.jpg       Le pelerin.jpg
L’expérience aidant, nous avons fait une halte dans une grande surface  afin de préparer au mieux notre voyage. Il faut dire qu’après une demi douzaine de déplacement, il faut se rendre à l’évidence, les prix sur l’autoroute sont quelque peu prohibitifs. Le prix d’un sandwich équivaut à  la moitié du salaire annuel d’un travailleur de n’importe quel pays du tiers monde. La dernière fois que j’ai fait lire le carnet de route et que je narrais nos nombreux arrêts gastronomiques dans les stations services jouxtant les autoroutes de France et d’Europe, on m’a demandé si je payais l’ISF !!
Nous avons donc fait, Iron et moi des courses ou le principal soucis fut le calcul calorifique et le régime draconien que nous nous sommes imposé pendant les déplacements et qui ne devait pas dépasser  les 47 000 calories par personnes et par jour. Nous avons donc du nous y reprendre à plusieurs fois afin de trouver le bon équilibre nutritionnel. Apres avoir attendu 2 heures et demi  qu’un charmant bambin de 157 ans  finissent  de faire ses facéties à la caisse, nous arrivions du côté de chez  Mini Casimir.
Le départ ne fut pas imminent puisqu’il nous aurait fallu un  véhicule pour ça mais bref, cela aura permit à Iron de visiter la grotte à Gégé. Et les peintures rupestres au dessus des plinthes, je vous rappelle que nous sommes verticalement chez un semi Troll et horizontalement chez un Troll entier ….Un montage approximatif, et encore quand on parle de montage il y a une notion de hauteur. Bref, je vous rappelle que cet être est une approximation géométrique….

Après avoir investi le véhicule, nous voila partis pour une nouvelle aventure d’environ 1250 kilomètres aller retour, une paille quoi. Le départ fut des plus softs, les discussions fusent mais le ton reste posé, les envolées lyriques sont maîtrisées jusqu’à cette erreur quasi tragique cette faute impardonnable, ce malheureux pari lancé comme on lance un mouchoir sale…eh, jaune pardon.
Le seul soucis avec un vieux, c’est que c’est con certes mais ça on le savait depuis un petit bout de temps mais surtout c’est joueur un vieux.  Et quand il voit un mouchoir sale qui traîne le vieux et bah au lieu de l’ignorer et de passer son chemin, il le ramasse…Le vieux a l’âme écologique…
Et dire qu’Iron, lui, sur son siège arrière, il jubilait en secret, en ne disant plus rien laissant les deux épaves se monter le bourrichon toutes seules. Le sourire carnassier de notre coach-commentateur  qui sait qu’il vient de récupérer 250 kilos de barbaque, avariée certes mais 250 kilos ça ne se refuse pas….Mesdames et Messieurs toute votre attention, le pathétique revient en force sur les terrains ….
Si vous chercher du style, de la vitesse, de la fluidité, de l’intensité, de la technique pure, du lycra, un conseil restez devant la télé ou devant votre console.
Une bonne partie du reste du voyage a servi a nous rendre compte de l’étendu du désastre physique et physiologique qu’allait représenter une reprise…Mais bon, qui vivra verra…

Après ce genre de décision, la seule chose viable était un bon arrêt à une station service. Rien ne vaut un bon sandwich à 4000 € pour oublier. Notre bon vieux semi-mètre nous a d’ailleurs gratifier d’une nouveauté, il s’est aventuré à l’expérience de l’acquisition d’un camembert autoroutier.

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Un choix qui s’avéra assez compliqué à gérer mais nous y reviendrons plus tard.
Une autre partie de la route ne suffit pas à tenter de se décoller le palais du  pain de mie sec jambon de dinde. Bref un voyage sous de très bonnes auspices, hormis cette décision que nous n’en finissions pas de ruminer…

Nous arrivâmes donc à bon port à l’heure dite, à 6 minutes prés en fait, à cause des élucubrations vaseuses d’un gps en mal de reconnaissance et qui voulait à tout prix me faire tourner à droite. Ce que je me refuse de faire. Désolé, mais on a des principes ou on en a pas. Et ce ne sont pas 6 malheureuses minutes qui vont changer 35 ans set demi de convictions. Et tout ça si près des élections. Non mais !! Il n’avait qu’à acheter un gps de gauche, au lieu de ça Môssieur Gégé joue les néo-bourgeois et s’offre un gps avec l’accent de Neuilly sur Seine et après il s’étonne qu’il nous fasse systématiquement passer par la droite.

Finalement arrivés à Thonon, nous nous rendons presque immédiatement sur  le terrain ou se joue un quart de finale du championnat de France Junior entre les Blacks et les Argos. A partir de là, vous savez déjà que si vous voulez en savoir plus, vous retourner à la page d’accueil et cliquez sur retransmission…

La conscience professionnelle c’est ça !! On arrive et on se plonge dans le football direct. C’est beau. Et la c’est le premier contact en terre thononaise.
Ensuite direction l’hôtel. Alors pour votre information si vous avez un petit être très rond dans votre entourage, ne le faite jamais réserver pour vous. Le pauvre on lui a donné une chambre pour handicapé, et là je n’invente rien, promis juré craché, ptou…et nous voilà arrivant derrière notre semi verticalité et là, les portes de la renommée s’ouvrent et c’est la suite que l’on nous propose…Bon c’est une suite etap’ hôtel c’est pas non plus  Hiltonesque mais bon….Une fois que la cuisse de notre Jabba  passée on arrivait encore à voir la lumière donc….

                         Ah les suites de 8m².jpg    Gégé de profil.jpg
Vint ensuite le choix cornélien des places dans la chambre…Je laissais le rookie se  dépatouillé avec Gégé pour savoir qui aurait le lit du haut…Tout en sachant que la largeur entre l’échelle et le mur failli être fatale à Iron, je vous laisse imaginer le destin d’un Gégé…il aurait fallu le laisser sécher une semaine ou deux avant de le récupérer…. Et d’un point de vu de physique pur, Newton a fait l’expérience avec un pomme, mais la gravité aidant je vous déconseille de la tenter surtout si c’est pour prendre le Gégé, la Big Apple de la radio, une pomme de 120 kilos, je pense que la c’est plus la loi de la gravité que tu trouves si il te tombe dessus, c’est du pétrole…

Une fois les places attribuées, nous repartîmes à la rencontre des autorités footballistiques thononaises pour un échange gastronomico-politico-culturel. Bon alors pour plus de clarté le politique c’est Gégé, le culturel c’est Iron et moi c’est le gastronomique.
Arrivés dans le local des Blacks, nous eûmes droit à un historique de ce même local, qui est la preuve physique de leur engagement, de leur passion, et de leur l’implication dans la vie de ce club et ça …c’est Beau !!
Vint ensuite le côté culinaire et là, plus de place pour l’amateurisme, retrousser vos manches, sortez les pics à glace et les croûtons . Nous avions eu le choix entre la tarti flette et la fondue, nos votes ayant été reportés de façon massive vers la fondue.

                                    Fondue.jpg             ah les croutons.jpg

En arrivant, je dois avouer que mon oeil expert à tout de suite remarqué la présence anormalement élevée de saladiers contenant des croûtons de pain pour un local de sport …..Je commençais discrètement à baver, et à songer à  compléter mon hall of Fame gastronomique avec les  très sérieuses candidatures de Patrick et de ses acolytes….L’ odeur du fromage aidant,  les larmes me montaient aux yeux sous le coup du plaisir et de l’émotion….
Je suis comme ça moi, quand on me fait un petit plat avec amour, je m’émeus….  Je ne vous raconte donc pas  le choc émotionnel lorsque les deux casseroles fromagères firent leur apparition sur la table…
Mon regard se fit  alors plus perçant , les gestes devinrent plus précis, mes sens s’aiguisaient, le souffle se fit plus lent, je reprenais maintenant le contrôle total et absolu de mon corps. J’étais à l’affût de chaque mouvement. J’attrapais déjà ma fourchette , et avant que l’appel ne fut donné je blitzais déjà comme un dératé sur la casserole , motivé comme jamais, visualisant chaque mouvement, esquivant, prenant de vitesse et finalement terrassant mes adversaires du jour. 
Quelle ne fut pas notre surprise de nous rendre compte que la casserole n’était pas sans fond !! C’est à dire qu’au bout de la treizième bouchée, chronomètriquement parlant au bout de 35 secondes, le fond se dévoilait déjà impudiquement à nos yeux hagards, comme quelqu’un que l’on déshabillerait lentement et qui après lui avoir délicatement et amoureusement retirer le cache nez, nous montrerait déjà son fondement, sympathique intention certes mais légère faute de goût tout de même !!
Nous avons donc très poliment et diplomatiquement commencés à gratter les fonds de casseroles comme si de rien n’était. Et la, une révélation et une vérité sur la psychopathie latente de notre ami Iron Neck. Vous lui donnez une casserole avec du fromage collé au fond, il va vous le racler avec absolument tout et n’importe quoi, c’est ce que ce sont amuser à faire les acolytes de notre Patrick à nous (Maurice et Laurent pour ne pas les citer et ne pas faire de jaloux !!) et quel ne fut pas leur surprise de voir que Iron, même avec un peigne baleine, il essaiera de décoller le fromage, c’est assez impressionnant et quelque peu effrayant mais bon, on savait que Radiossa était un peu la cour des miracles mais on ne connaissait pas encore bien les spécificités de chacun…
Et en ce qui concerne celle de Iron, c’est que  l’on appellerait un certain et léger acharnement …mais alors léger .C’est bien simple on a du attendre de voir à travers la casserole pour oser lui ôter des mains sinon je pense que c’était l’amputation directe à coup de fourchette en plastique au premier qui tentait de s’approcher…Un régal visuel à voir manger le bougre !!
 
La passion selon Iron. 

Bon au début, c’est vrai que ça met un peu mal à l’aise, on ne sait pas si il ne va pas bouffer ou sauter à la carotide des convives qui s’approchent mais très vite, ils s’en sont rendus compte et ont compris et la tension redescendue, tout redevint plus calme et plus détendu

….Entre le semi passe-partout qui ne cesse de jacter, Iron et sa racleuse à fond de casserole en plastique et moi même, grignotant le pain restant comme si de rien n’était, et sans vouloir nous envoyer trop de fleurs, mais bon quand même, nous avons vraiment là un échantillon représentatif d’un Hall of Fame des psychopathes radiowebiques de Radiossa dans toute leur splendeur.

Après un bon dîner, restait à faire les deux cent mètres reliant le local des Black à l’hôtel qui se déroulèrent sans accroc. 

Me semble t-il…Je dois vous avouer qu’entre ce carnet de route et le moment ou je le tape un laps de temps assez important s’est écoulé du à un léger déficit fonctionnel de mon portable. Mais tout va pour le mieux, rassurez vous, je vois vos yeux remplis d’inquiétudes et d’angoisse à l’idée de ne pouvoir tout savoir des aventures footballistiques  de nos vaillants et savoureux compagnons radiophoniques.

Nous en sommes donc au retour, parce que c’est comme ça et qu’avant le retour c’est le match et que si vous voulez savoir ce qui s’est passé pendant le match, il vous suffit de faire le 3615 code Radiossa et vous aurez accès à l’intégralité de la retransmission, et oui c’est aussi ça la magie du net….

Le retour et son cortège de surprise. Dont une qui fut la redécouverte relativement odoriférante du fromage de notre cher Gégé. Et ça même après un bon mois, ça reste gravé dans la mémoire, ça imprègne un cerveau un peu à la manière d’un  sconse, à la différence près qu’un putois on a plutôt tendance à vouloir le chasser de alors que là, notre hybride mi taz mi semi humain se fit une joie de le manger…Une expérience unique et fatale en général à toute amitié si longue fut elle. C’est à dire que le moindre mot dans votre direction prend une tournure et un ton très offensif et assez agressif. La seule solution dans ces cas là, c’est ce que l’on appelle communément le ré alignement qui évite l’escalade et le conflit ou il s’agit de faire ingérer à tous la même chose afin de ne pas créer de déséquilibre et d’instabilité trop forte.

           il en mange je vous dis.jpg   calendos.jpg  Sur le couvercle il y avait ça.jpg 
Et là, on a beau savoir que c’est pour la bonne cause, c’est pas évident quand même. Allez vous coltiner un bon vieux clacos vieilli au coffre arrière et qui à subit les assauts de la chaleur et vous verrez si ça parait toujours aussi simple. C’est du Koh Lanta d’autoroute ça et je vous met au défi de la faire sans le moindre rictus ou une pensée pour vos proches au moment de la première bouchée…
Le pire dans cette expérience, c’est l’impression de manger un animal mort depuis un certain temps mais de le manger encore tiède. Ça attaque directement les muqueuses, et ça se répand ensuite aux dents ou la sensation que toutes vont se déchausser est assez effrayante. Vient ensuite l’ouragan du goût et de l’odeur, ou là c’est plutôt l’impression de revivre le drame de Vaison la romaine mais à l’échelle buccale.  Bref, une expérience unique et qui devrait le rester…
Le reste de la route se fit dans l’appréhension de parler ou de perdre une dent ou une partie de mâchoire. Le rire Fouinien en image de fond, ça calme….

                                             Vive le fromage à Gégé.jpg      Si tas pas ça dans la caisse tes mal.jpg

Pour le reste, je ne sais plus, mais je suis sur qu’en écoutant l’émission du lundi qui a suivi vous aurez un résumé succins de ce voyage. Faut bien se faire vivre non ? 

Carnet de route, épisode 8

Enregistré dans : L'important c'est l'arthrose � mumu 5 avril 2007 @ 0:52

Les voyages forment la  jeunesse !! Va vraiment falloir que l’on change de nom , c’est plus la Old School mais la manouche school spirit association ou la New Young, je vous laisse libre choix de la  dénomination.
La destination du jour, Clermont Ferrand, dans le dialecte auvergnat Clarmont-Ferrand ou Clarmont d’Auvèmhe) est une commune  française du Puy de Dôme et dans la région d’Auvergne. Ses habitants sont appelés les clermontois, ce qui tombe plutôt bien car si ils s’étaient appelés les meldois par exemple, il aurait fallu tous les déménager à Meaux. Et c’est pas forcément pratique même si l’autoroute  A71 raccourci pas mal les choses mais il est tellement monotone que bon, y mettre un peu de monde dessus ce ne serait pas plus mal….

               Ah !! Clermont ferrand.jpg               lexode vers Meaux2.jpg

Clermont est la 18eme ville de France  alors que Hazebrouck est la 219eme, je savais que ça vous la couperait. La France est ainsi faite, et oui, il va falloir vous y faire. Hazebrouck qui signifie littéralement « marécage du lièvre » alors que Clermont est une des villes dont la pluviométrie est la plus faible avec 591 millimètres par an.

Ce voyage s’annonçait sous le signe du déjà vu puisque le troisième larron lors de ce nouveau périple n’était autre que Blue Tooth,  Toothless autrement dit La Fouine. Un habitué pour ainsi dire, il avait fait la campagne autrichienne et le match de l’équipe de France à Aix en Provence avec nous, bref il connaissait les aléas du voyage et les risques inhérent à la proximité du couple mystico-mythique Gégé-Mumu…
Mais nous n’en sommes pas encore là  et comme prévu, 7 heures avant l’heure de notre rendez-vous, Gégé commençait à nous appeler toutes les 13 minutes avec la phrase la plus usitée des détenteurs de téléphone portable, le « T’es ou ? ».
L’aube du 1er avril nous donna, à la Fouine et à moi même, des ailes et des idées à la con. C’est ainsi qu’attendant fébrilement le coup de fil du  maton, nous fomentions un plan machiavélique afin de mettre notre bonne vieille cocotte minute naine dans des conditions optimums pour un nouveau voyage.(Super Alias Tigrou, Tiger, et Goldo faisaient partie des victimes de nos périples précédents, les dommages collatéraux en quelque sorte…)
Bref, le canular aurait très certainement marché si la Mumu-mobile, récemment rebaptisée la parpaing mobile ne fit des siennes en émettant un léger bourdonnement de 450 décibels mais nous étions prêt à remettre ça pour plus tard.

                    m-Insolite_21.jpg        Vieille fouine.jpg

 Nous n’avons d’ailleurs pas au à attendre beaucoup puisqu’à peine 13 minutes après notre départ les premières frasques de notre petit amas graisseux préféré, Gégé pour les rookies se firent connaîtrent

Après avoir salué comme il se doit Louise Michel, madame la maman du Bidibulle et celle qui lui a tout appris en matière de démarrage au quart de tour, d’énervage et de décibels.
Et là, autant vous dire qu’il n’y a plus de place à l’amateurisme ou de c’est de la mécanique de très haute précision,  du grand art,  c’est du top niveaux du 128 carats minimum. C’est le genre d’endroit ou on ne traînent pas les petits bras, les défectueux psychologiques ou les border line. La ça pulse, c’est le Qg de la braille professionnelle, le point névralgique des pros de la hurlette, une sorte de centre de formation de la braille, un temple du houspillage, le Saint Pierre de Rome des apostropheurs, la Mecque des rouspéteurs,  la Jérusalem des sermonneurs,  bref un lieu culte qu’il faut visiter au moins une fois dans sa vie.
Nous nous trouvions donc dans le saint des saints en compagnie de Louise Michelle à taquiner le rejeton, quand le signal de départ fut donner.
Nous partîmes donc, sereins vers de nouvelles aventures Puy de domesque quand Gégé nous demanda  de faire une  halte gonflage de pneu. Bon, jusque là tout va bien,  faut préciser que si la Fouine accuse 39 kilos sur la balance sans  ses molaires, canines incises, avec il ne doit pas peser beaucoup plus lourd…La dernière fois qu’on l’ait vu avec c’était sur Photoshop, c’est vous dire……Avec Gégé et moi le poids représente plus d’une fois  celui d’un Berliet. Nous arrivons donc tant bien que mal dans la station essence, et me garant précautionneusement  à l’endroit indiqué, nous laissions donc Gégé s’occuper seul du gonflage, faut il préciser que c’est le seul qui n’a pas besoin de se baisser pour dévisser les petits chapeaux des valves, mais il est vrai que niveau distance, il se décomposait déjà alors qu’il en était qu’au second pneu. Et la ce fut le  drame. C’est rouge comme une pivoine et hors de souffle qu’il nous lança une de ses phrases qui reste, « Si c’est comme ça, moi je me casse vous ramènerez la voiture demain… »Nous laissant la Fouine et moi, interdits au cœur d’une discussion des plus intéressante. 
Nous le regardâmes donc s’éloigner transpirant à grosse goutte, il boitait, le souffle court et la grimace du point de côté déformait son visage poupon. Nous le vîmes alors s’effondrer sur le sol, assailli par les crampes que douze passants affairés autour de chaque moignon jambier tentèrent de lui faire passer tant bien que mal…Il se releva, ou plus exactement, on le remit dans le bon sens et il  reprit son chemin, comme il put, il était rond comme la justice, et oui droit ne s’applique pas pour ce bon Gégé, vous essaierez de trouvez un endroit de son corps de plus de 7 centimètres sans courbes…vous verrez bien.
Bref après cet épisode de défaillance psychologique de notre homme tronc, nous pûmes enfin partir pour « la métropole des avernes ».

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Il n’était alors pas très loin de 14 heures et l’heure des premiers arrêts en stands de ravitaillement allait bientôt commencer….Mais j’avais prévu le coup, j’avais ingurgité mon kilo de spaghetti ce qui nous soulagea de la première station service mais pas des autres…. J’obéissais qu’à moitié à mon nutritionniste attitré le 8eme, les 7 autres s’étant retirés de la profession, par la biais du suicide et du découragement.
Ce dernier, à une approche assez révolutionnaire et novatrice puisqu’il m’a lui conseillé tout simplement de me mettre à fumer et à boire pour compenser la bouffe….J’essaierais sa méthode à l’occasion.
Je vous passe également les  longs moments de solitude qu’ a connu La Fouine après nous avoir laborieusement compté ses blagues …Mais je ne sais si l’on doit passer sur les actes de barbarie olfactive dont nous a gratifier le gros intestin grêle qui nous sert de M.C., Il  s’en est fait apparemment une spécialité et je le soupçonne d’ailleurs de s’entraîner en cachette chez lui à manger des plats expérimentaux afin de nous faire part des résultats défiants toutes les lois de la physique sur les gaz lourds. 
Nous le regardions avec le regard de la peur de ceux qui connaissent la portée d’actes aussi odieux que ceux qu’ils nous assénaient sans vergogne au fil des kilomètres. Nous affinions  notre perception à défaut de nos sens qui étaient amputés de l’odorat afin de savoir quand il allait de nouveau frapper.
Nous avons donc remarquer qu’avant chaque attaque, il lâchait (oui je sais !!) imperceptiblement un petit cri qui  correspondait à la brûlure du passage à l’atmosphère, nous savions alors que nous devions passer en mode apnée pendant  au moins 20 bonnes minutes,  car l’ouverture des fenêtres n’y faisaient rien, il avait travaillé pour faire en sorte que  le gaz reste dans l’habitacle de la voiture, roussi et oxydé par la force du produit qui, si il n’était pas  décelable visuellement (quoique !) n’en n’était pas moins stupéfiant et toxique…Je conduisais donc, un tuba et des lunettes de plongée bien soudés au visage.

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J’avais  été surpris la première fois mais là, j’étais paré. Le souvenir douloureux d’une brûlure par  inspiration de gaz anal est une expérience à ne pas  renouveler trop fréquemment, ça a un coté  euphorisant mais très vite la réalité  reprend le dessus et là, finit les bienfaits et les délires mystiques. Place aux effets secondaires. Les voies respiratoires s’enflamment, l’œsophage se bloque, les poumons brûlent, le diaphragme hoquète, les musclent se tétanisent, les yeux piquent, coulent et pleurent et  à moins de ne réagir dans les secondes, c’est en général par un épitaphe que se termine ce genre d’aventure. Un peu comme un poisson que l’on aurait sorti de l’eau…
Et comme dans l’équipe c’est plutôt du  côté des créatures que côtoyait Jacques Maillol que de Jaques Maillol lui-même qu’il faut se tourner. Je vous laisse imaginer un peu l’ampleur du drame et du désastre.
Bref ça mettait un peu de piquant à cette autoroute aussi morne et chiante qu’un  match des Météores des années 90.
Bref, après être arrivés en terre clermontoise, nous avons assistés au match, vous connaissez la suite, si vous voulez savoir ce qui s’y est passé vous allez sur rediffusion et hop le tour est joué…. La bas, nous avons fait la connaissance de Mireille, femme à tout faire absolument charmante des Servals, distributrice officielle de caries mais également du temps frais et un brin rugueux de la région centre.

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Nous répartîmes aux alentours de 23 heures et nous fîmes de nouveau des arrêts à toutes les stations services mais cette fois pour nous reposer, et ce qui s’avéra être le trajet le plus court fut en fait un des plus long et des plus pénible.
Notre très cher la Fouine, en bon Saint Bernard des routes, toujours prêt à sauver la vie des conducteurs qui s’endorment de nouveau savamment emmitouflé sous les blousons, travaillant de nouvelles postures de bondage automobiles assez surprenantes il faut bien l’avouer, Back Judge en aurait saliver de rage et d’envie….Le seul moment ou il s’est apparemment réveillé étant celui ou nous nous étions arrêtés et ou il aurait surveillé que nous respirions bien, Gégé et moi. Il  se dépêcha de se rendormir sitôt la voiture repartie ….La dévotion ça ressemble à  ça….

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Bref, 4 jours plus tard nous avions enfin fait les 45 kilomètres qu’il nous restait à faire…

Franchement vivement partir plus loin que les voyages nous paraissent moins long !!

Carnet de route, épisode 6

Enregistré dans : Non classé, L'important c'est l'arthrose � mumu 26 mars 2007 @ 9:32

La première partie du carnet de route commence par une visite du côté de la Courneuve, afin d’inaugurer la rue Rosa Parks et la salle des sports Tommie Smith. Deux grands personnages noirs américains qui sont entrés dans l’histoire par la grande porte de par leurs actes mais je ne suis pas là pour vous relater leurs faits et gestes mais les nôtres, nous les semi-anonymes radiophoniques, les laborieux du son, le vulgum pecus de la retransmission, les prolos de l’animation radiophonique. Faut m’excuser, les élections approchant j’ai des relents de militantisme….

Mais bon, revenons à nos moutons et donc à La Courneuve, afin de suivre dans la solennité les discours du maire et d’une étonnante député qui rappelait étrangement les accents et la syntaxe hésitante de la novo langue qu’a crée Georges Marchais, fameux parmi les fameux en matière d’accords mais aussi et surtout de désaccords grammaticaux. Après cette cure de rajeunissement verbale, nous voilà devant ce grand monsieur, dans tous les sens du terme, Tommie Smith, qui nous distille un discours aussi neutre que son geste à Mexico fut fort. Mais nous ne sommes pas là pour juger mais pour chercher son oreillette sur patte, son poisson pilote, son body guard de poche, j’ai nommé Iron Neck himself. L’homme le plus discret du monde, sa deuxième ombre. Il m’a tout de même fallu dix bonnes minutes pour le voir sortir de l’ourlet de Mister Mappa …Efficace comme un trucage de David Copperfield et discret comme un pet de nonne, le bougre…

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Bref après ce petit détour symbolico-touristique, nous voilà en route pour Aix en Provence, pour la troisième fois de la saison s’il vous plait pour la rencontre au sommet de notre championnat. Il est 11h37 et un bruit venu du fin fond de mon être me rappelle que le syndrome de la route a encore frappé, et que les démons intestinaux me tenaillent déjà et là pas question de lutter, il nous faut donc nous arrêter au plus vite, nous sommes Porte de la Villette !!

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Un arrêt à toutes les stations essences jusqu’à Nemours, un vrai bonheur. Mon ténia autoroutier ronronne de plaisir. Le voyage s’annonce donc plutôt bien.

Le seul soucis, c’est ce passager, un petit roquet de 150 kilos pour 120 centimètres ou l’inverse je ne sais plus, ça dépend de la météo et du temps de digestion de son repas de la veille. Ce couple improbable, le plus lourd que l’A6 ait connu, les pionniers, les précurseurs, les avant-gardistes de Radiossa, bon je ne vais pas vous refaire le coup, je l’ai déjà fait plus haut !! Mais à bien regarder c’est tout de même une sorte de mix des Bidochon, de Arnold et Willy, Sailor et Lulla, Bernard et Bianca, Laurel et Hardy, Boule et Bill, Stone et Charden, Heckell et Jeckell, Bonnie et Clyde, Jekill et Hyde, M et M’s, Tintin et Milou, Sacco et Venzetti, Dupont et Dupond, Tic et Tac, Rox et Roucky, Shirley et Dino, Smith et Wesson, Tom et Jerry, Albert et Léon, bref que de grands moments champêtres et festifs ou seules les vannes et la mauvaise foi ont droit de citer.

Arrivée sans encombres du côté d’Aix, l’arrêt toutes les deux heures pour se reposer et se restaurer préconisé par la sécurité routière est largement respecté hormis pour mon système digestif qui lors de ces grands pèlerinages autoroutiers fonctionne à plein tube.

Nous partons alors à la recherche du resto de Bibool, ex excellent running des Sphinx et des Argonautes des années 90 qui devrait selon ses propres dires intégré cette année la Dream team des Barbares Riants cela dit en passant. Et qui pour sa reconversion s’est lancé dans la restauration réunionnaise et dont le restaurant Caz Mémé, 16 rue Felibre Gault fut une très agréable découverte, et je dis découverte parce que si vous n’êtes pas d’Aix et si vous n’avez pas la chance de posséder un Gps, et bah vous pouvez tourner jusqu’à très faim. C’est pas très compliqué, pour vous faire une comparaison objective et significative, il y a autant de place de parking à Aix le samedi soir qu’il a d’abdos sur le ventre à Gégé !! Quand au bout d’un an et demi de prospection, nous en avons trouver une, un jeune homme se trouvait devant et nous signifiait que c’était la place de son père, et oui, il faut savoir qu’à Aix les places de parking, ça se gèrent comme des concessions. Bref, un mois et demi plus tard nous avons eu la chance de pouvoir trouver enfin une place se libérant. Nous avons donc pu finalement, aller nous sustenter réunionnaisement. 

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Après ce savoureux repas, retour à l’hôtel et endormissage ou il semblerait, mais tout ceci est à mettre au conditionnel, que Gégé ait rêve qu ‘il n’était pas seul à émettre des sons nocturnes. Cela fera partie du long cortège des allégations diffamantes dont a besoin ce petit être pour justifier ses propres errements, mais là n’est pas le propos. Ne rentrons pas dans ces vils querelles et restons indifférents à ses basses et mesquines attaques dont seul un être de si petite taille peut être capable.

Le lendemain matin, au réveil qui est pourtant le moment le plus propice aux accidents cardiaques, j’ai le choc de l’année en apercevant une espèce de mi-gigot mi-baleineau échoué sur son lit, une sorte de grosse vieille sirène lusitanienne (désolé Nath !!) au vu de son système pileux plus que développé croisé avec un pachyderme ou une autre créature des grands fonds marins étendu là. Heureusement que j’avais vu Sauvez Willy peu de temps avant et que j’ai le réflexe de l’arroser afin qu’il ou elle ne se dessèche pas et que l’on puisse le ou la remettre dans son milieu naturel, la mer selon toute vraisemblance. C’est au moment d’appeler Greenpeace et la WWF afin de les alerter sur l’existence d’une créature hybride chambre 220, que le doute m’assaille et que le petit regard malicieux de la bête me fait douter et me rappelle vaguement quelque chose ou quelqu’un de familier…

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Un texto et un coup de fil plus tard, nous rejoignons le stade et un petit nouveau, un puceau du commentaring de l’OSSA, mais déjà kronikeur depuis un certains temps, Monsieur Iron Neck. On nous l’avait chaudement conseillé, recommandé, il nous a même été apporté encore empaqueté, il n’a pas voulu faire le voyage avec nous afin de ne pas perdre de sa  superbe, de sa verve légendaire ni de son innocence et de sa candeur et le voilà donc parmi nous propre et frais comme un nouveau  communiant.

Il faut dire que l’animal, au niveau du commentaire a connu du lourd, du très lourd. Pour les habitués des matchs universitaires sur les chaînes câblées, vous réécouterez bien sa voix et vous devriez vous rendre compte que cette voix ne vous est pas totalement inconnue loin s’en faut. Et oui, et nous l’avons recruté, débauché et reformé à la sauce Radiossa.

Faut dire qu’il s’adapte vite le bougre, on nous avait également dit que grâce à lui vous alliez enfin pouvoir suivre les actions et que c’en était fini des grands cris, plus que des actions détaillées, qu’il allait vous disséquer et vous décrire ça pendant que d’autres s’égosilleraient comme des moineaux avant la becquée.

Et bah je peux vous assurer d’une chose, c’est que le Iron Neck et bah, il a toujours du vouloir être un moineau, et un gros !!!

Mais ça et le match, vous connaissez déjà, si vous voulez en avoir le cœur net, c’est direction retransmission…

En ce qui concerne le retour, va falloir attendre un peu que je me souvienne parce que je dormais en conduisant, donc si  j’ai des renvois je vous en glisserais un mot ou deux…Peut être

Post-it de route 5

Enregistré dans : L'important c'est l'arthrose � mumu 27 février 2007 @ 18:24

Un carnet pour aller à Amiens, ça serait un peu présomptueux, ce sera donc un post it de route. C’est plus à l’échelle mais bon c’est pas pour ça non plus que c’est moins riche, c’est juste moins long. J’en ai encore après de belles…
Bon alors, ça devient un peu une habitude, ça commence un peu avant le départ, par un coup de fil de Back Judge pile poil au sortir du boulot.
-Eh dis moi Mumu, le foie gras t’aimes ça toi ? Je précise qu’avant quand même il a dit bonjour. Il a beau être tordu, il n’en est pas moins poli et courtois le garçon.
-Bah oui, moi tu sais le pâté tant qu’il n’y a pas de cochon, tout est bon !!
Ensuite, direction chez Ravensburger, le spécialiste du puzzle en tout genre ou j’étais censé me reposer avant de démarrer cette nouvelle aventure pleine de surprise et de rebondissement. J’avais moins d’heures de sommeil que le bidibulle a de fracture à son pied c’est dire…

                                                           Pied de gégé 8000 pieces.jpg
Me voilà donc arrivant crevé mais serein, quand en pénétrant dans la cabane de mon petit gros collègue de sport, une réalité et un petit détail que j’avais un peu occulté me saute à la gorge et plus exactement aux oreilles.
Si quand vous entrez dans cette maison, il y a moins de 95 décibels, c’est qu’il n’y a personne ! Bienvenue dans les Hauts de Hurleland !! C’est un peu comme un jeu de sept familles ou est sur de gagner à tous les coups. Dans la famille « Faukeçagueule » je voudrais le père, bonne pioche, la mère, bonne pioche, le fils, bonne pioche, la femme, bonne pioche et la fille, re-bonne pioche …Des fois on aimerait jouer à qui perd gagne ! C’est sur qu’on perd en faculté auditive mais on gagne en courbatures abdominales, c’est un choix. Le jeu en fait c’est de savoir pourquoi ils gueulent tout le temps et ça ….
Bref, après une heure dans l’auditorium, pas reposé une miette et les oreilles qui dégoulinent d’expressions plus fleuries les unes que les  autres, nous voilà partis le M&M’s et moi à la rencontre du 3eme larron.
Après 20 minutes de route, je me rend compte que quelque chose cloche et ne tourne pas rond. J’ai beau chercher, on a rien oublier, mes oreilles à peu près normalement mais il y a un petit hic quelque part. Mes deux acolytes ne semblent s’apercevoir de rien, pourtant un détail me titille encore et toujours.
Et voilà qu’au détour d’une ru, la réponse s’illumine et surgit à moi comme une évidence et comme le nez au milieu de la figure ou aussi évident qu’une odeur de merguez au fioul sur un stade courneuvien….J’ai faim !!!

                                                    Cachez ce sein que je ne saurais voir.jpg
Plus de 3 heures que la précédente pause est passée et je me vois déjà errant sans but, asséché et l’estomac quasi lyophilisé par le manque. Le même genre de malaise que pourrait avoir Paris Hilton si elle ne pouvait montrer au cours d’une soirée son string ou ses seins, la mal être absolu, la dépression qui guette par excellence, un drame quoi !!
Et c’est là que notre bon vieux Back Judge se décide à sortir de son cabas sa petite nappe à carreaux, et trois tranches de fois gras de la taille de quatre quart méticuleusement empaquetées, un petit Sauternes pour les deux vieux et un pain au son, bref après une période de gros doute le bonheur se profilait à nouveau.

                                       Foie gras.jpg                       pique nique.jpg
Le seul petit bémol et ce que l’on pourrait considérer comme la seule fausse note à ce petit pique nique entre amis fut lorsque Back Judge cherchant son couteau afin de nous servir posa négligemment sur la nappe, une paire de menotte, une corde, un bâillon, une cagoule et une petite burette de je ne sais quel ultra lubrifiant ….
C’est là que nous avons appris qu’il fallait toujours avoir sur soi, le kit voyage du parfait saucissonneur… Bref, du Back Judge quoi …

                                                           Ah Paris !!!.jpg
Le voyage avait failli s’annoncé tranquille, le voilà qui se transformait de nouveau en cours magistral « cuir et châtiment ».
Amiens est une jolie ville, paisible, la A15 une jolie autoroute paisible également, le seul reproche qu’il puisse y avoir, c’est le manque de station service et de point restauration sur la route. Nous en avons  trouvé un seul, et comme de bien entendu nous nous y sommes arrêtés, la  conscience professionnelle du parfait guide du routard « Sur les chemins des stades de France ».
Se trouvait là  d’ailleurs un petit sandwich à l’émincé de canard, une nouveauté autoroutière que je vous conseille en passant…

Nous arrivons sur le stade pour la retransmission, et donc là, je vous rappelle que si vous voulez savoir ce qui s’y est passé, c’est www.radiossa.com rubrique rediffusion…

Le retour, un peu à l’image du match, s’est passé paisiblement, un faux rythme s’y est peu à peu installé laissant la place à de nouvelles frasques de notre Back Judge qui s’est Tigerisé en faisant remarquer que pendant les trajets de nuit il préférait la  banquette arrière au volant …
Bon…Il nous fit également forte impression de fonctionnarisation et d’énarquisation lorsqu’il nous fit part d’un  projet qui lui tenait à cœur ou il projetait de faire un rapport d’hypothèse sur la probabilité éventuelle d’envisager la perspective d’un plan…Le sujet étant encore à définir…C’est limite si on préfère pas quand il nous parle de ficelage, c’est salace certes mais au moins on sait de quoi il veut parler…
Le reste du voyage fut pour moi très calme puisque je me suis endormi, au volant certes mais bon.… Je rêvais déjà aux nouvelles aventures des passagers de la Radiossamobile…

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